Reimagining Liberation: How Black Women Transformed Citizenship in the French Empire (2019)

Review by Sandrine Jacquot

FRENCH:

Ce livre donne aux lecteurs un aperçu dans la vie de sept femmes importantes dont les contributions à la décolonisation et au mouvement contre l’oppression dans le monde francophone ont été largement négligées. Concentré sur les expériences caribéennes et africaines du colonialisme français au début du XXe siècle, ce livre étudie les vies et les littératures de ces femmes noires qui l'auteur les appelle « protagonistes politiques » qui ont redéfini les notions de citoyenneté et d’appartenance. 

Le livre commence avec Suzanne Césaire. L’auteur explique comment Césaire était- et est toujours écarté, effacé et identifié par sa relation avec son mari, Aimé Césaire, même si elle est une visionnaire elle-même. Ayant travaillé en Martinique et en Haïti pour le gouvernement français, elle a préconisé l’anti-impérialisme et a été une défenseuse d’une renaissance des Caraïbes. Le texte aussi souligne Paulette Nardal, dont l’écriture couvre plusieurs décennies et genres. L’auteur l’examine comme une pionnière du mouvement Négritude. Nardal insiste sur le fait que les femmes noires sont les intellectuelles, producteurs culturels et acteurs politiques importantes. Malheureusement, ses travaux ne sont pas bien étudiés. Eugénie Éboué-Tell et Jane Vialle ont utilisé leurs expériences dans la Résistance Français pendant la deuxième guerre mondiale pour façonner et guider leurs travaux en les pratiques anticoloniales féministes. Ces représentantes élues dans l’organisme dirigeant national de la France étaient deux voix qui ont été les plus importantes dans les conversations de la race, le sexe et la citoyenneté à l’époque. Puis, l’auteur parle d’Andrée Blouin, dont les affiliations raciales conflictuelles dans ses relations personnelles et ses associations politiques révèlent l’oppression des hiérarchies raciales et sexospécifiques coloniales présentes qui traverses l’Afrique francophone. Comparativement, les écritures féministes d’Aoua Kéita révèlent l’interconnectivité des oppressions coloniales et patriarcales dans l’empire français. L’auteur analyse l’importance du travail de Kéita pour la réécriture de l’histoire. Pour conclure, l’auteur parle d’Eslanda Robeson et ses contributions de définir la citoyenneté des femmes noires dans un contexte mondial. Robeson est notable pour son rôle de façonner une identité Sud global. En prenant une perspective globale pour conclure le livre, l’auteur accentue ses points principals : l’importance de l’activisme transnational des femmes noires dans l’avancement des droits de citoyenneté, de l’anticolonialisme et des mouvements féministes à travers l’Afrique et la diaspora.

Informatif et bien écrit, ce livre analyse efficacement la littérature de ces femmes dans le contexte de leurs vies. Ce livre est une lecture nécessaire pour ceux qui veulent savoir plus sur l’histoire des Noirs dans l’empire français.

 

ENG:

This book gives readers insight into seven key figures whose contributions to decolonization and anti-oppression movements in the francophone world have been largely overlooked. Focusing on Caribbean and African experiences of French colonialism in the early to mid-twentieth century, this book effectively explores the lives and work of these black women coined ‘political protagonists’ who redefined notions of citizenship and belonging. 

Beginning with Suzanne Césaire, the author explains how she was, and still is, often sidelined, erased, and identified by her relation to her husband, Aimé Césaire, despite being a visionary in her own right. Having worked in Martinique and Haiti for the French government, she held a dual position as an advocate for anti-imperialism and was a proponent for a Caribbean renaissance. The text also foregrounds Paulette Nardal, whose writings span decades and genres. The author examines her as a pioneer of the Negritude movement. Nardal emphasizes the work of black women as necessary intellectuals, cultural producers, and political actors. Unfortunately, her work remains understudied. Eugénie Éboué-Tell and Jane Vialle used their time in the French Resistance during World War II to inform and guide their work in feminist anticolonial practices. These elected representatives to France’s highest governing bodies were two of the most important voices in the conversation about race, gender, and citizenship at the time. Next, the author discusses Andrée Blouin, whose conflicting racial affiliations in both her personal relationships and political associations emphasizes the oppression of colonial racial and gendered hierarchies present throughout francophone Africa. Comparatively, Aoua Kéita’s explicitly feminist writing reveals the interconnectivity of colonial and patriarchal oppressions in the French Empire. The author analyses Kéita’s work as important for feminist rewritings of history. The author concludes with Eslanda Robeson, who contributed to defining black women’s citizenship in a global context. She is particularly notable for her role in mapping a new Global South identity. Taking this more global perspective to conclude the book successfully emphasizes its main points: the importance of black women’s transnational activism in the advancement of citizenship rights, anticolonialism, and feminist movements across Africa and the diaspora. 

Informative and well-written, this book effectively analyzes these women’s literature in the context of their lives. This book is a necessary read for those wanting to learn more about Black history in the French Empire. 





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